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Notre projet fait partie de la première recherche universitaire de l’histoire du cinéma portant sur la production cinématographique déclinée au féminin depuis la Nouvelle Vague jusqu’à nos jours.

Cette recherche, qui s’achèvera en 2019, a pour visée de faire connaître le travail de ces femmes afin de lutter contre les inégalités. En effet, depuis toujours, les femmes ont été marginalisées dans bien des domaines de la vie culturelle, se heurtant à de nombreux obstacles pour accéder, contribuer et participer de façon égale au théâtre, au cinéma, aux arts, à la musique et au patrimoine. Ces inégalités les ont empêché de développer leur plein potentiel et ont entravé leur développement social. Cela est également évident dans le monde de la production cinématographique où les femmes rencontrent encore des difficultés pour s’affirmer.

Afin que le cinéma soit véritablement à l’image de l’esprit humain, selon la conception qu’en a Edgar Morin, la place que les femmes occupent dans la création doit être au cœur de nos préoccupations. En effet, accorder aux femmes la place qu’elle mérite dans le cinéma est fondamental, précisément en raison de l’impact du septième art sur  nos modes de pensée et sur notre façon de voir le monde.

Toutefois, malgré leurs capacités, leur polyvalence et l’augmentation de leur présence dans les diverses professions liées au cinéma, la production cinématographique demeure incontestablement un bastion masculin. Il est aussi vrai que les choses sont en train de changer, mais pas suffisamment par rapport à ce que les débuts du cinéma avaient fait espérer. Il suffit de penser au rôle déterminant d’Alice Guy Blaché, première femme productrice et réalisatrice de l’histoire du cinéma, qui a travaillé de 1894 à 1907 auprès de la maison de production cinématographique Gaumont. Malheureusement cette pionnière n’a pas fait école et ce sont les hommes qui se sont mis en avant dans le monde de la production cinématographique, ce qui explique que ce métier a eu presque toujours un caractère masculin.

Il est évident que les « femmes productrices » constituent, historiquement et encore aujourd’hui, une catégorie des femmes oubliées dans l’histoire du cinéma ; ce manque d’attention constitue sans aucun doute une lacune profonde dans l’histoire du septième art qui a été, depuis ses débuts, pour l’essentiel, « une histoire d’hommes ».

Notre action, à travers ce projet à mi-chemin entre le monde universitaire et le monde artistique, vise justement à combler ce manque en explorant les carrières et les pratiques des productrices cinématographiques françaises et en mettant en valeur leurs contributions.

Il est certain qu’il ne saurait être question d’histoire du cinéma sans ces femmes.

Lucia Pagliardini, Présidente de l’association.